L'Échec existe-t-il vraiment ?(En hommage aux migrants de tous les pays, de toutes les nationalités)

Dernière mise à jour : 16 sept.

Beaucoup de gens désirent réussir. Que cela soit au niveau sportif, intellectuel, dans le monde du travail, dans le monde social, dans les domaines artistiques, dans le domaine familial. Je ne crois pas connaître quelqu'un pour qui la réussite n'est pas importante.


Réussir est comme assurer notre estime de nous-mêmes. Cela donne de la puissance à notre confiance personnelle. La réussite nous sourit: il nous semble tomber en amour avec qui nous sommes ! Le ciel s'éclaire ! Il pleut, qu'à cela ne tienne, nous ferons disparaître les nuages. Tout nous semble possible. Nous sommes prêts à gravir tous les monts Everest du monde.


Applaudis dans nos talents et nos savoir-faire, reconnus positivement pour nos qualités, invités chez les uns et les autres, acceptés dans qui nous sommes et notre histoire personnelle, nous ressentons faire partie de la famille humaine. Notre pouvoir intérieur augmente et s'enorgueillit quelque peu. Nous savons que nous sommes quelqu'un d'unique et d'important au moins pour quelques personnes ! Alors, un certain aura nous entoure, nous en devenons charismatiques, nous apprécions les autres, nous avons envie d'être avec le monde, uni à lui.


Lorsque, pour une raison ou une autre, le contraire arrive, nous nous désolons. Mis en échec par l'équipe adverse, le footballeur s'assied penaud sur un banc et se prend la tête dans les mains. Cette image du sportif défait n'est pas rare ! Mais il n'y a pas que les sportifs qui se retrouvent parfois dans cet état. L'amoureux transi à qui on refuse les avances, le jeune homme sans le sou qui aimerait faire des études, l'artiste génial n'arrivant pas à percer et à qui on refuse les concours, l'homme ou la femme doué-e mais oppressé-e par une société aux critères fermés, la jeune fille un peu ronde dans un monde de stéréotypes contraignants doivent déployer des talents et des ressources à revendre pour pouvoir se tailler une place dans le monde. Et il y a les migrants! Ceux-là qui fuient la guerre, la famine, le chômage ! Ceux-là qui perdent tout pour demander, vulnérables, l'asile chez les autres: ceux-là qui, eux, ont encore tout !

Souvent, les rejetés, les apatrides, ceux qui vivent l'échec, après quelques années, si ce n'est pas quelques mois seulement, abandonnent leur but de reconstruire leur présent pour un meilleur futur et comme notre joueur de football, se prennent la tête dans les mains et pleurent sur leurs désirs d'une meilleure vie mis en échec !