Pourquoi choisir la mort ?

Du plus loin que je me souvienne, je me questionnai sur la mort. Je me rappelle avoir eu de grandes frayeurs la nuit vers l'âge de sept ans. J'allais alors rejoindre mes parents dans leur lit tout chaud. J'entourais mes jambes autour des leurs parce que je ne voulais pas les perdre.


Ces ressentis, cette anxiété, cette crainte d'un abandon possible perçu comme une mort possible, m'ont attirée dans un labyrinthe de questionnements sur la mort, la perte et l'oubli. J'ai même, à cet égard, réussi une maîtrise en Anthropologie religieuse sur le sujet de la Mort. (1992, UQAM)


Dernièrement, mon petit fils de trois ans et demi m'a fait innocemment la remarque suivante:


Tu sais Mamie, je ne veux pas que tu ailles dans les étoiles.
Pourquoi mon petit fils ?
Parce que, tu vois, Mamie, je ne me souviens plus quand j'étais bébé. Alors je ne me souviendrai plus de toi non plus.
J'ai serré mon petit fils dans mes bras et j'ai pensé à mon grand père, ma grand-mère.
Tu sais, mon petit fils, l'important, c'est la mémoire des ressentis. Tu ressentiras toujours combien je t'aime!

Je ne crois pas que mon petit fils aie vraiment compris ma grande philosophie résiliente. Il est reparti jouer avec ses dinosaures. Moi, j'avais, je l'avoue, un peu le coeur à l'envers.


D'ailleurs à propos de coeur, je dois aller passer prochainement un deuxième examen complet. Il paraît qu'il y aurait quelque chose un peu croche et fatigué dans mon muscle rouge !


Qu'importe ! J'ai encore le choix ! Je peux améliorer ma nourriture, faire de l'exercice, et me concentrer un peu plus sur moi. Prendre davantage mon temps, ne pas m'inquiéter de ceci ou de cela. Rester une femme de devoir certes mais alléger mes routines quotidiennes. Surtout continuer à cultiver la Joie !






Je veux la Vie. Je veux toute la Vie. Je veux vivre longtemps pour que mon petit fils puisse se souvenir toujours de moi !

Je ne veux pas la mort !

Alors je me prends en main !

Je maigris, je fais davantage d'exercices, je surveille mon alimentation, je surveille mon mental, je refuse de me laisser dominer par des émotions de victime, bourreau ou sauveur.



Ce coeur un peu faible me rappelle l'ordre des choses. Choisir la Vie est de première importance. Et la vie, c'est la santé avant tout. Et la santé, mes amies, c'est l'harmonie. Et L'harmonie avec soi, c'est donc fort précieux !


Cette semaine une de mes cliente-coaching me disait que peut-être, sans doute, elle avait un cancer ? Je lui ai demandé ce que cela signifiait pour elle ? Elle m'a avoué qu'elle n'avait pas peur de la mort et que peut-être, il faudrait qu'elle travaille moins, mais, grand paradoxe, elle n'en avait pas le temps ! Elle a ri d'elle-même !


Une autre personne m'a dit qu'elle était dépendante aux drogues. Je lui ai demandé si elle connaissait les conséquences de la dépendance aux drogues à plus ou moins longs termes.

Elle m'a fait un tableau peu agréable de sa vie future. Quand je l'ai questionné à savoir si elle avait le goût d'un changement pour un meilleur futur, elle m'a annoncé fièrement qu'elle serait dépendante aux drogues toute sa vie car cela la relaxait !


Souvent, quand je donnais des conférences en présentielle, des personnes venaient me voir avant ou après. Ces gens me disaient leur admiration devant mon parcours.

Bien des fois ils me posaient des questions à savoir comment faire pour oser davantage la Vie ?


Je ne dois pas être très bonne vendeuse car que je les invite toujours à méditer, à pratiquer le yoga, à apprendre les outils en art de vivre pour aller mieux mais rares sont les spectateurs que je revois dans un de ces cours ou une de ces formations.


Un jour, parce que j'aime les expériences, j'ai tenté le tout pour le tout ! J'ai vanté d'autres cours, d'autres formations, j'ai même donné des noms d'autres enseignants, d'autres thérapeutes, d'autres coaches. Êtes-vous étonnés d'apprendre que très peu ont consulté ces autres thérapeutes, ces autres cours, ces autres formations ?


Quelle est la raison de ce comportement de déni et d'évitement ?

Pourquoi autant de personnes souffrantes de mal-être, d'anxiété, ou traversant des passages de vie fort difficiles, ne consultent pas, ne vont pas plus loin, ne recherchent pas passionnément à trouver ou retrouver la Vie heureuse ?

Est-ce que le pessimisme est plus à la mode que l'optimisme ?

Quel est le gain du statuquo, du non changement, de la non vision réaliste ?

Avons-nous autant d'orgueil ou de honte pour nous empêcher d'aller consulter ?

Est-ce plus important d'investir en banque que d'investir sur sa santé mentale, émotionnelle, spirituelle, physique ?


Croyez-moi, je ne juge pas ! Mes 40 ans de carrière en coaching et formations me poussent simplement à constater.

Je cherche vraiment pourquoi la plupart d'entre nous choisissent sans en avoir l'air et certainement dans l'inconscience souffrante la Mort plutôt que la Vie ?


Si vous connaissez des livres de psychologie traitant de ce sujet, veuillez s'il vous plaît me les référer. Merci.


Cécile-Hontoy, Swami Purushananda

www.votretherapie_coaching.com

www. ecolepurusha.com








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