Tous ensemble parlons de la Bienveillance!

Dernière mise à jour : 2 avr. 2021

L'époque de tristesse, de deuils, d'incertitude ouverte par le virus de la Covid, véritable pandémie mondiale, appelle chacun d'entre nous à s'interroger plus profondément sur les valeurs à prodiguer dans notre monde.


Au centre de cette interrogation, forcés par les événements désastreux mettant en évidence le peu de cas que nous faisons de nos aînés, de nos affligés, de nos gens différents, nous sommes soudain confrontés à la définition de la Bienveillance.


La Bienveillance, en effet, est, contre toute attente, à l'ordre du jour ! On en parle dans les écoles comme dans les milieux d'affaires et politiques. Plusieurs auteurs modernes en font l'apologie.


Mais qu'en est-il exactement dans nos propres coeurs ?



La manière dont on lutte construit déjà le monde de Demain, cite Jon Palais, figure de la contestation écologique, revue Relations, numéro 806, fév.2020

La Bienveillance est une manière d'être avec soi-même et le Monde. Le concept de non-violence lui est attaché. Est bienveillant celui qui sait se pardonner et pardonner tout en maintenant ses convictions et valeurs humanistes. Dans ce concept, il n'y a pas de lutte. On y retrouve l'ouverture à la compréhension de l'autre, des autres, de leurs ressources, de leurs affects. Cette compréhension permet un terrain d'entente, un cheminement dans la communication et la compréhension positive des uns des autres.


La bienveillance est le contraire de la mièvrerie : c’est une arme de choc, une arme de joie, une arme absolue. À une époque où tout se radicalise – la ruse, la haine, l’ego, le politiquement correct et même les discours humanitaires –, la bienveillance est la seule réponse à la crise morale que traversent nos sociétés. Didier Van Couwelaert, la bienveillance est une arme absolue, editions l'observatoire, 2020.