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Attachement et détachement : l’origine de nos souffrances ?

Dernière mise à jour : il y a 7 heures

Attachement et détachement : l’origine de nos souffrances ?
« Attachement et détachement : pourquoi souffrons-nous ? »


Cher toi, chère toi,


Vu que je vends ma maison et donc que je déménage certains et certaines d'entre vous m'ont demandé récemment quelle était, selon moi, l’origine de la souffrance émotionnelle.

J’ai alors réfléci à deux mots : attachement et détachement.


Il semble que le premier lieu où nous ayons connu une sécurité presque absolue soit le ventre de notre mère. Puis nous naissons… et commence alors la grande aventure humaine du lien et de la séparation.


Très tôt, nous apprenons :

Elle est là, je suis rassuré. Elle s’éloigne, je m’inquiète. Elle revient, je retrouve ma sécurité.



Le psychiatre John Bowlby, dans son œuvre Attachement et perte, a montré combien l’attachement est essentiel à notre construction. Nous avons besoin du lien pour grandir.


Mais voici le paradoxe : nous avons aussi besoin du détachement pour devenir nous-mêmes.

Toute notre vie semble traversée par ce mouvement.


Nous nous attachons à nos parents, à nos amoureux, à nos enfants, à nos amis. Mais aussi à une maison, un travail, un statut, un rêve, une croyance, une image de nous-mêmes.

Et lorsque quelque chose change, nous souffrons. Oui 1 Il semblerait que attachement et détachement seraient à l'origine de nos souffrances.


La pensée bouddhiste nous rappelle pourtant une vérité fondamentale : tout est impermanent. Ce n’est donc pas nécessairement l’amour qui nous fait souffrir, mais parfois notre désir de retenir ce qui est appelé à changer.


Jiddu Krishnamurti nous invite d’ailleurs à observer nos attachements : aimons-nous réellement l’autre ou sommes-nous attachés à la sécurité qu’il nous procure ?

Voilà une question troublante.


Et si se détacher ne voulait pas dire aimer moins ? Et si cela voulait plutôt dire :

Je t’aime, mais je ne te possède pas. Je t’accompagne, mais je ne t’emprisonne pas. Je te laisse changer sans croire que je disparais.


Peut-être que la grande leçon de notre existence est finalement celle-ci :

S’attacher pour se construire.

Se détacher pour devenir soi. Et aimer suffisamment pour laisser la Vie circuler.


Simple ?

Pas vraiment.


C’est peut-être même l’apprentissage de toute une vie.


Et c'est certainement l'entraînement mental que nous propose la méditation pratique.


Swami Purusha,

je te suis pas à pas jusqu'à ton éveil


P.S : Tu veux suivre un cours de méditation pratique en ligne pour conscientiser davantage tes attachements et détachements voici le lien:https://www.ecolepurusha.com/events/meditation-pratique-et-journal-de-bord


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