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Le Mois d'Août : retour à la sagesse de la forêt.


  Août 2026

 Retour à la sagesse de la forêt !


Déposer son deuil : et si s'arrêter était le plus grand acte de courage ?

Un jour, un coach en marketing m'a lancé cette phrase :

« N'invite pas les gens à parler de leur deuil. Le deuil est tabou. Les gens ne veulent pas exposer leurs peines. Tu ne trouveras jamais de clients. »

Je lui ai répondu intérieurement : peut-être a-t-il raison... mais alors, qui prendra soin de ceux qui souffrent en silence ?

Car il faut bien l'avouer : notre société ne nous apprend pas à vivre un deuil. Elle nous apprend plutôt à le contourner.

À peine avons-nous accompagné un être cher vers sa dernière demeure que déjà la vie nous réclame. Le travail reprend. Les responsabilités s'accumulent. On voyage, on se maquille, on fait du sport, on s'occupe des autres... et l'on tente, parfois malgré soi, de reprendre le cours normal des choses.

Mais le cœur, lui, connaît-il vraiment un horaire?

L'historien Michel Vovelle a longuement étudié notre rapport à la mort et aux rituels funéraires. Il montre combien le déni du deuil peut avoir des conséquences profondes sur notre manière de vivre. Lorsqu'une souffrance n'est jamais reconnue, elle ne disparaît pas : elle s'enfouit. Et ce qui est enfoui continue souvent d'agir dans l'ombre.

Alors je vous pose une question.

Que se passerait-il si, au lieu de continuer à courir, vous vous accordiez quelques jours pour vous arrêter?

Quelques jours loin des réseaux sociaux.

Loin des obligations.

Loin du bruit.

Quelques jours pour retrouver cette partie de vous-même qui sait encore écouter.

C'est précisément ce qu'ont choisi Chantal, Françoise, Frédéric, Patrick et tant d'autres.

Ils ne sont pas venus chercher une méthode miracle.

Ils sont venus rencontrer leur vérité.

Et ce qu'ils ont découvert les a profondément surpris.

Ils n'ont pas retrouvé la personne qu'ils avaient perdue.

Ils se sont retrouvés eux-mêmes.

Peu à peu, la joie est revenue. L'espérance aussi. Non pas parce que la souffrance avait disparu, mais parce qu'elle avait enfin été accueillie avec respect, douceur et conscience.

Je pense aussi à Lyne.

Après le décès tragique de son fils dans un accident d'usine, elle aurait pu attendre, repousser, tenter d'oublier.

Elle a choisi un autre chemin.

Elle est venue vivre la retraite Déposer son deuil.

Un an plus tard, elle revient. Non parce qu'elle souffre davantage, mais pour témoigner de ce qu'elle y a trouvé : une paix intérieure qu'elle croyait impossible.

Et si vous faisiez la même expérience?

Et si, plutôt que de fuir votre immense chagrin, vous osiez le regarder avec toute la compassion dont vous êtes capable?

J'ai souvent vu naître un phénomène bouleversant.

À mesure que la douleur est accueillie, quelque chose s'ouvre.

Un espace plus vaste.

Une présence.

Une paix.

Certaines personnes, comme Julie, découvrent même que l'amour ne s'arrête pas avec la mort. Elles sentent que le lien demeure vivant autrement. Dans cette dimension plus profonde que j'appelle transpersonnelle, la séparation prend un autre sens. Le manque ne disparaît pas complètement, mais il cesse peu à peu d'être uniquement souffrance. Il devient parfois un lien intérieur rempli de tendresse, de gratitude et de paix.

Après quarante années d'accompagnement, des milliers de personnes rencontrées, des retraites, des coachings, des recherches universitaires sur les deuils, les pertes et la résilience, une conviction habite encore mon cœur.

Nous sommes beaucoup plus solides, beaucoup plus lumineux et beaucoup plus vivants que nous l'imaginons.

Le deuil n'est pas seulement la traversée d'une perte.

Il peut devenir une initiation.

Une rencontre avec notre vulnérabilité.

Et souvent, c'est précisément là, dans cette vulnérabilité assumée, que se révèle notre plus grande force.

Alors je continue.

Je continue à offrir ces espaces de silence, de nature, de rituels, de méditation et de parole.

Je continue parce que je vois des visages s'éclairer.

Je continue parce que je vois des personnes recommencer à aimer la vie.

Je continue parce que chaque être humain mérite d'être accompagné avec dignité lorsqu'il traverse l'une des plus grandes épreuves de son existence.

Alors je vous laisse avec cette question.

Pourquoi continuer à porter seul ce qui est devenu trop lourd?

Il existe un autre chemin.

Un chemin où l'on ne nie pas la douleur.

Un chemin où l'on apprend à la transformer.

Et si ce chemin commençait aujourd'hui?

Au plaisir de vous accueillir.


Purusha HontoyCoach en deuil, lâcher-prise et résilienceFondatrice de l'École l'Art de vivre Purusha



 
 
 

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